Buenos Dias a todos!
Nous avons donc quitte Mancora, sa plage, son soleil, sa chaleur et ses nombreux tuk-tuks pour nous rendre en Equateur, qui sera notre dernier pays avant de retourner au Perou pour prendre notre avion de retour...
Le voyage jusqu'a Quito, la capitale, fut epique. Nous avions achete des billets "directs", ce qui bien sur sous-entend un changement de bus a la frontiere. La personne qui devait nous y attendre pour nous fournir les billets pour le restant du trajet etait bien la, mais il nous explique qu'on doit se rendre avec lui en taxi a l'agence pour les recuperer... on ne nous avait pas parle de ca... est-ce bien raisonnable de monter dans un taxi avec un inconnu a la frontiere reputee la plus dangereuse d'Amerique du Sud? On n'avait pas trop le choix donc on l'a suivi, et il nous a emmene a l'agence, nous a donne nos tickets, et notre bus de nuit est arrive peu apres. Peut etre qu'on se mefie trop!
On est montes a bord avec plusieurs familles locales et 3 ou 4 bebes qui pleuraient. Un gars a confie son coq au steward pour qu'il l'installe dans la soute a bagages ; plus tard, ayant longe plusieurs arenes de combat de coq (apparemment un sport tres populaire en Equateur) je me suis rendue compte que l'oiseau dans la soute etait sans doute un lutteur celebre.
Apres une heure de voyage on avait remarque la presence policiere le long de la route, et bien sur notre bus s'est fait arrete. Un officier de la brigade des stup' en uniforme militaires est monte a bord et nous a demande de descendre du bus pendant qu'il fouillait le vehicule. A la remontee un autre policier verifiait les passeports et les hommes etaient soumis a une fouille (Pete peut temoigner que c'etait une fouille assez approfondie, y compris dans la region de l'entrejambe, apparemment...!) Une heure plus tard, autre controle. Cette fois il y avait une femme policier pour fouiller la gent feminine, mais j'ai aussi remarque que pas mal de passagers etaient tout simplement restes a bord et avaient ainsi echappe au controle... Le troisieme controle a eu lieu vers 3 heures du matin, et cette fois j'ai essaye la technique du "je reste dans le bus" pendant que Pete se soumettait a sa troisieme fouille... un officier a tout simplement ouvert mon passeport (meme pas a la page de la photo) et me l'a rendu! Super efficace comme controle.
On est bel et bien au pays de la banane : pendant des centaines de kilometres on avait l'impression de traverser une plantation de bananiers geante. La specialite locale est l'empanada banane plantain - fromage. En theorie ca ne semble pas tres apetissant mais c'est pas mal.
Puis on a attaque les Andes (une derniere fois) pour arriver a Quito, qui est nichee entre plusieurs crateres volcaniques, a 2800 metres d'altitude. C'est une ville agreable, l'atmosphere est assez detendue pour un capitale et le centre historique est spectaculaire, avec ses nombreuses facades coloniales blanches et ses eglises a tous les coins de rue ( l'une d'entre elle est decoree de motifs compliques recouverts de 7 tonnes d'or!).
On compte passer quelques jours ici avant de redescendre tout doucement vers le Perou et Lima, ou nous devons etre dans a peine deux semaines... ca sent la fin pour les singes!
Wednesday, 23 July 2008
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