¡Hola!
Nous sommes de retour a Mancora, a la plage, au nord du Perou, ou nous comptons passer notre derniere semaine de vacances au chaud, puisque cela semble etre le seul endroit en Amerique du Sud beneficiant de temperatures agreables jour ET nuit!
A Quito il faisait doux la journee et frais la nuit, puisque meme a quelques kilometres de l’Equateur on etait quand meme dans les Andes. On a pris le teleferique jusqu’en haut du volcan Pichincha, a 4100 metres d’altitude, d’ou on avait une vue assez spectaculaire sur la ville et les volcans qui l’entourent. C’est surprenant de voir a quel point cette vallee d’altitude semble verdoyante et fertile. Le pays en general nous a paru tres vert.
De Quito nous avons pris un bus, le premier d’une longue serie de trajets traumatisants (quel est le probleme des chauffeurs de bus en Equateur, je vous le demande!?). Au depart nous etions les seuls dans le bus, puis des qu’on a franchi la grille de la gare routiere une horde de gens est montee a bord, ils attendaient tous a l’exterieur pour eviter d’avoir a payer la taxe de depart de 0,20$ ( en effet la monnaie d’Equateur est le dollar US depuis septembre 2000, ce qui a cree des conditions de vie assez difíciles pour les habitants, pour lesquels tout est cher). On a passe l’heure suivante a rouler a deux a l’heure dans tous les quartiers de Quito pour rameuter plus de passagers (jusqu’a ce que l’allee centrale sois pleine de gens debout – personnes agees et mamans avec bebes inclues- ), avant de se lancer sur les routes sinueuses de la cordilliere a des vitesses qu’on n’oserait meme pas atteindre en voiture sur une autoroute en Europe… On doublait des 4x4 facilemement, malgre les autres vehicules arrivant en face…
Bref, on a quand meme atteint la petite ville de Baños sains et saufs, après avoir apercu au passage la moitie inferieure (le reste etait dans le nuage) du volcan Cotopaxi. A Baños on etait si pres du volcan Tungurahua (il a montre des signes d’activite cette annee, mais rien pendant qu’on etait la, ouf!) qu’on ne le voyait pas! La raison principale de notre visite a Baños etait une ballade a velo de 60km jusqu’a Puyo, en contrebas, qui nous aurait permis d’apercevoir la foret Amazonienne et de traverser la ville de Shell, decrite dans un livre que nous avions lu au debut de notre trajet ( Confessions of an Economic Hit Man, John Perkins, 2004 ). L’auteur mentionnait aussi un barrage juste a cote de Baños qu’il avait aide a faire construire, en tant que “Economic Hit Man”, quand son role etait d’ “utiliser des organisations financieres internationales pour etablir des conditions qui forcent d’autres nations a devenir esclaves des (…) grandes enterprises, du gouvernement et des banques” des Etats Unis. Ils avaient pretendu aider l’Equateur a se developper pour ensuite utiliser cette dette pour reduire le pays au rang de marionette.
Le livre est tres interessant et je vous le conseille, c’est la confession d’un homme qui a fait partie de ce systeme et s’en est repenti avant de l’exposer aux yeux du monde. Il explique comment l’attrait du petrole dans la region amazonienne d’Equateur a donne lieu a des catastrophes ecologiques et economiques pour le pays, dont les couches les plus pauvres recoivent moins de 3% des revenues du petrole.
Je clos donc cette parenthese politique pour revenir a notre ballade a velo, qui fut un vrai desastre… Ce jour la il pleuvait des cordes et il faisait froid, mais nous etions motives. On se lance donc sur nos velos de location, après les avoir essayes, et on atteint le fameux barrage mentionne dans le livre. On continue, et 5 minutes plus tard la chaine du velo de Pete sauté. On la remet, et elle resaute 5 minutes plus tard… le scenario se repete encore une paire de fois avant qu’on se decide a rentrer a Baños , trempes jusqu’aux os et plein de cambouis… donc voila, on n’a jamais atteint Shell ni la foret Amazonienne, ce sera pour la prochaine fois!
De Baños on s’est rendus a Cuenca, plus au Sud, dans un autre bus fou, et nous avons passe une journee a flaner entre les eglises aux domes colores, les marchands de fleur et les fabricants de chapeaux de paille de toquilla (le “panama” pour vous et moi).
Il faisait froid et pluvieux la aussi, donc on a decide qu’on en avait marre de ce temps et de ces chauffeurs de bus kamikazes et qu’on allait rentrer au Perou.
On a donc pris un autre bus kamikaze jusqu’au poste frontiere d’Equateur, fait tamponner nos passeports, puis pris un taxi jusqu’au pont qui marque la frontiere avec le Perou. De la on a pris un mototaxi (tuk-tuk!) jusqu’au poste frontiere peruvien, et apres les formalites on a trouve un taxi collectif pour nous emmener a Tumbes, une ville un peu plus loin d’ou on pourrait trouver un bus pour Mancora. Le chauffeur nous a assis a cote de lui en a entrepris de nous questionner sur des sujets aussi divers que nos ages et professions, la Bible, le marriage homosexual, le túnnel sous la manche et le travail des femmes!
A Tumbes on a trouve un autre taxi collectif pour Mancora, qui est parti une fois qu’ils ont reussi a empiler 22 personnes dans un minibús pour 15. On a atteint notre destination a la nuit tombee, avec le sentiment d’avoir vecu une aventure!
Thursday, 31 July 2008
Subscribe to:
Post Comments (Atom)
No comments:
Post a Comment